Bleu Reine : Interview pour la sortie d'À l'autre bout de moi
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Musique

Bleu Reine : Interview pour la sortie d’À l’autre bout de moi

À l’autre bout de moi, nouveau single de Bleu Reine qui nous parle musique et projets.

bleu reine

Bleu Reine, pourquoi avoir choisi ce nom d’artiste ?

J’avoue que j’aime la sonorité de ces deux mots, j’aime leur association, au-delà même du sens qu’ils peuvent avoir individuellement.

Le parallèle évident avec la couleur « bleu roi » me plaisait, dans la mesure où le nom « bleu reine » amène l’idée d’une nouvelle version, d’une nouvelle teinte… Je ne trouvais pas ça suffisamment cohérent d’utiliser mon nom civil pour commencer à construire ce projet qui se destine plutôt à accueillir différents musiciens – notamment sur scène, comme c’est déjà le cas depuis l’automne 2018. Un nom d’artiste ou de groupe est souvent le premier contact qu’ont les auditeurs avec le travail des musiciens : ça me paraissait important d’être tout de suite dans l’évocation d’un imaginaire plutôt que dans le côté « brut » de mon unicité.

Depuis quand faites-vous de la musique ?

Je fais de la musique depuis que j’ai 6 ans mais mon parcours est découpé en plusieurs étapes. J’ai appris le solfège, le piano classique, en parallèle de quoi j’ai commencé à m’approcher des instruments électriques à l’adolescence.

Petit à petit j’avais envie de trouver des repères dans le réel, de m’identifier à des figures que je trouvais plus accessibles : j’étais très intriguée par des guitaristes comme Jimmy Page, globalement par l’univers de Led Zeppelin qui me tient encore en haleine aujourd’hui.

C’est un groupe sur lequel je n’arrête jamais de découvrir des choses. Plus tard j’ai eu mes premiers groupes, en tant que bassiste puis guitariste, le chant étant resté longtemps une préoccupation secondaire. Avec mon dernier groupe Diamond Bleach nous avons beaucoup expérimenté en huit-clos, c’est ma première expérience marquante en tant que musicienne car j’ai senti que l’on dépassait le garage pour entrer dans l’établissement d’une identité plus fouillée.

Comment définiriez-vous votre style de musique ?

Je crois que je suis de plus en plus à l’aise avec l’étiquette « rock français », même si j’admets qu’il y a une large palette de folk dans mon écriture.

Certaines chansons penchent plus d’un côté que de l’autre, mais je dirais que ce sont les deux « familles musicales » les plus évidentes pour décrire ma musique.

Pourquoi faites-vous de la musique ?

Pour moi la musique a largement explosé le cadre du loisir depuis plusieurs années déjà. J’écris et j’interprète ma musique car cela me donne un espace mental dans lequel je peux exprimer (et tenter de classer, parfois de résoudre) ce qui me pose question, ce qui me tourmente et ce qui m’anime d’une manière ou d’une autre. Si je ne faisais pas de musique je pense que je dépenserais des sommes monstrueuses en thérapie !

Quelles sont vos influences musicales ?

Comme je l’ai dit plus haut, je pense que je n’ai pas spécialement cherché à me défaire de mes influences absorbées (plus ou moins consciemment) au cours de l’enfance ou de l’adolescence.

J’ai beaucoup écouté les Queens of the Stone Age et les artistes qui évoluaient dans la même sphère – PJ Harvey, Mark Lanegan…, mais aussi des artistes francophones par le biais de mes parents, comme Alain Bashung ou Dominique A.

La question des influences est un peu piégeuse car on est toujours tenté d’y répondre en se mettant très en valeur, quitte à viser très haut… Disons que j’assume ma part de chanson française un peu abîmée et sombre, et que je pense ne pas être hors-sujet dans la catégorie rock. Finalement ce que je fais est la suite logique de ce que j’écoute depuis 15 ans.

Si vous deviez amener un album sur une ile déserte ce serait lequel ?

Là encore, question un peu piège ! Difficile de ne pas tomber dans le cliché du groupe universellement culte, ou de ne pas sortir un truc totalement obscur… Je vais dire « Lullabies to Paralyse » des Queens of the Stone Age car c’est un disque qui me ramène à beaucoup de souvenirs – mais la réponse aura peut-être changé demain à la même heure.

Si vous pouviez passer une soirée avec une star de la chanson ce serait qui ?

En respectant le sens du terme « chanson » je suis tentée de répondre Nino Ferrer. Et s’il faut se limiter aux vivants : Emilie Simon, que j’avais découverte avec l’album « Végétal » et dont le parcours m’a toujours beaucoup intéressée. Elle a bâti un monde vraiment à part je trouve dans la musique française.

Et pour un duo, cela serait avec qui ?

Je vais tricher mais j’avoue que j’aurais bien aimé m’incruster entre Nick Cave et PJ Harvey période « Henry Lee », pour un trio ou bien des roulements de duos !

Parlez-nous de votre premier titre …

« Les Yeux fermés » , même s’il n’est pas le premier contenu musical que j’ai partagé, est le premier morceau que j’ai écrit et produit pour ce projet.

Il réécrit l’histoire de deux personnages d’un film expressionniste allemand qui s’appelle « Le Cabinet du Dr Caligari » (R. Wiene) qui m’avait beaucoup marqué lorsque je l’avais découvert au cinéma. C’est un film entièrement muet, chargé d’une tension presque palpable, avec un suspense incroyable et des images fortes, aux contours très bruts.

Le personnage de Cesare, que j’évoque dans la chanson, est un somnambule soupçonné d’assassiner les gens la nuit pendant ses crises – il a presque la dégaine d’un chanteur de new wave alors que le film date des années 1930 !

J’ai travaillé cette chanson dans l’optique d’un hommage à ce film, en gommant un peu les références trop évidentes à part ce nom. Le clip a été un travail d’équipe passionnant, entièrement réalisé en argentique, dans l’esprit de ces vieux films aux personnages un peu exagérés…

Si vous deviez donner envie aux lecteurs de J’adore Les Potins d’écouter votre musique, vous diriez quoi ?

Je leur dirais d’écouter BLEU REINE s’ils ont envie de savoir ce qu’il y a dans ma tête – beaucoup de questions, et beaucoup de guitares…

Votre plus grand rêve ?

J’adorerais composer la musique d’un long métrage. J’ai quelques autres rêves un peu plus dingues mais c’est comme les vœux, j’ai peur de me porter malchance si j’en parle trop !

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